Défense de la langue française   
La langue française pour Olivier Barrot

Le lauréat de notre prix Richelieu 2009 répond au questionnaire publié dans le dossier de presse.

DLF : Connaissiez-vous le prix Richelieu ?
Olivier Barrot : Honnêtement, assez vaguement. Je connaissais son existence, mais non sa dénomination.

DLF : En tant que journaliste, quelle importance attachez-vous à la langue française ?
O. B. : Je travaille pour une chaîne française, et l’émission dont j'ai la charge est reprise dans le monde entier via TV 5 Monde. Le moindre des engagements est bien de respecter notre langue commune.

DLF : On accuse souvent les journalistes de diffuser une langue appauvrie. Qu’en pensez-vous ?
O. B. : Ils ne sont pas les seuls. Croit-on, par exemple, les politiques meilleurs praticiens de notre langue ?

DLF : La langue française vous paraît-elle menacée par l’anglo-américain ?
O. B. : Nullement. L’anglais s’est imposé comme la langue vernaculaire du monde au XXe siècle (et sans doute aussi au XXIe). La pratiquer n’empêche en rien l’usage complémentaire du français, qui n’est pas seulement un idiome, mais un regard synthétique global sur le monde.

DLF : Avez-vous de nouveaux projets en faveur de la langue française ?
O. B. : Une nouvelle émission diffusée le samedi sur France 3 et TV 5 Monde, « Un livre toujours » : présentation d’un classique de la littérature mondiale publié au format poche.

DLF : Quels sont pour vous les écrivains qui ont le mieux illustré la langue française au XXe siècle ?
O. B. : Afin de sortir des admirations évidentes et légitimes (Proust, Giraudoux, France, Gide...), je citerais Alphonse Allais pour son laconisme, Jean Follain pour sa musicalité concrète, Georges Simenon et Patrick Modiano pour l’économie de leur style, Emmanuel Bove pour son sens du tragique, Marc Bloch pour son ambition épique.


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