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Propositions politico-linguistiques
en vue de préparer la rencontre intergouvernementale d'octobre 2004 sur la base du Traité franco-allemand de 1963.
de VEREIN DEUTSCHE SPRACHE (Association pour la langue allemande) en Allemagne et de DÉFENSE DE LA LANGUE FRANÇAISE en France Vu l'importance qu'a revêtue dans le Traité de l'Elysée du 23 janvier 1963 l'enseignement respectif des deux langues française et allemande et dans la perspective de la prochaine rencontre intergouvernementale franco-allemande, l'association VEREIN DEUTSCHE SPRACHE et l'association DÉFENSE DE LA LANGUE FRANÇAISE soumettent à l'attention des responsables politiques les propositions suivantes :
1 - Promouvoir l'enseignement des langues étrangères et des programmes d'échanges pour la jeunesse dans l'Union Européenne. 1.1 - Dans le cas de la France et de l'Allemagne, il convient de rendre obligatoire l'enseignement du français dans les écoles allemandes, de l'allemand dans les écoles françaises, avec la perspective d'en faire ultérieurement la première langue étrangère de chacun des deux pays. 1.2 - Chaque écolier doit avoir appris au moins deux langues étrangères avant la fin de sa scolarité. 1.3 - La promotion de la langue du partenaire par l'intermédiaire de projets tels que Deutschmobil ou Francemobil doit être étendue. 1.4 - L'élaboration de principes directeurs dans le domaine pédagogique en vue de l'éducation bilingue d'enfants de couples binationaux est une nécessité. 1.5 - Les échanges d'écoliers, d'apprentis, d'étudiants et de jeunes déjà engagés dans la vie active doivent non seulement pouvoir se réaliser à la demande des intéressés, mais encore être amplement encouragés. 2 - Renforcer le rôle des langues allemande et française dans les écoles supérieures et les sciences. 2.1 - Il est nécessaire d'encourager dans tous les domaines de la science des partenariats entre écoles supérieures d'enseignement françaises et allemandes. 2.2 - La formation scientifique doit être dispensée dans la langue du pays. Des cursus d'études complémentaires sont également possibles dans une autre langue, dans la mesure où la terminologie spécialisée est simultanément disponible dans la langue du pays. 2.3 - Les résultats obtenus dans la recherche doivent être publiés dans la langue du pays au moyen de traductions, même partielles. Cela revêt une importance particulière pour les recherches liées aux applications pratiques. 2.4 - Lors de congrès scientifiques rassemblant un grand nombre de participants, la langue du pays doit être une des langues de conférence. Il convient ensuite de pourvoir à la traduction dans une autre langue si nécessaire. 2.5 - Les étudiants ou les visiteurs bénéficiant de programmes d'échanges doivent suivre des cours d'approfondissement de la langue du pays d'accueil. 3 - Etablir l'équilibre linguistique et culturel dans l'Union Européenne. Afin d'éviter toute évolution qui conduirait à une langue européenne unique, il est proposé de reconnaître une responsabilité particulière à un nombre limité de langues européennes qui soient le français, l'allemand, l'anglais et une autre langue. 3.1 - Les représentants des gouvernements allemand et français doivent mettre en valeur leur langue nationale respective à l'occasion des rencontres officielles internationales. 3.2 - Au sein de l'Union Européenne, il est indispensable de sortir du déséquilibre linguistique actuel qui est en défaveur avant tout de l'allemand, mais aussi du français. L'utilisation des deux langues doit être renforcée dans l'activité interne des différentes institutions en tant que langues de travail et langues-pivots. Leur usage doit également être étendu dans le fonctionnement de ces institutions et dans leurs contacts avec les Etats tiers. 3.3 - L'Union Européenne ne doit engager que des fonctionnaires maîtrisant de façon approfondie trois langues des pays membres - y compris leur langue maternelle - et capables d'en comprendre au moins deux autres. 4 - Entrer en rapport avec l'Organisation Internationale de la Francophonie (0 I F). 4.1 - Parmi les 55 pays de 1'0 1 F, plusieurs, tels que l'Egypte, ont adhéré à titre de sympathisants ou observateurs. Comme signe d'une alliance culturelle franco-allemande, il serait opportun d'étudier avec cette Organisation la possibilité d'inviter ultérieurement l'Allemagne comme membre observateur. 4.2 - Respectivement, s'il se crée une Organisation des pays de langue allemande, il serait également opportun d'étudier la possibilité d'y inviter la France comme pays membre observateur. |