Défense de la langue française   
DÉFENSE DE LA LANGUE FRANÇAISE
Intervention de Jacques Dhaussy
ESTONIE

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs
Chers Amis

Merci, Monsieur le Président !

Voici en quelques mots ce qui a été fait et les événements qui se profilent à l’horizon de l’été 2006. Précisons le tout de suite :ce qui a été mis en route par le Cercle François SEYDOUX, sous l’égide de DLF se fera désormais sous l’égide de deux associations jumelles qui ont vu le jour à l’automne et cet hiver, en Estonie et en France. Elles sont quasiment opérationnelles et les échanges qui vont continuer se feront sous leur patronage.

En juin 2005, sept jeunes Estoniennes ont suivi un cours de restauration de fresques à Briançon sous la conduite de spécialistes. Elles ont rejoint un stage auquel ont pris part de jeunes Italiennes, francophones pour la plupart. Ce stage était organisé par le Club du Vieux Manoir qui a restauré déjà des châteaux et des édifices divers, comme le Fort de Guise (ville où cette institution a été fondée) et le Fort Napoléon des Saintes. Je connaissais le Club du Vieux Manoir parce qu’un de mes oncles habitait Guise et qu’il a désormais son siège à Pont Ste Maxence dans l’Abbaye royale du Moncel où j’ai fait mes études secondaires. Le stage de Briançon a été un grand succès. Je suis allé à la réception donnée par le maire et j’ai pu y faire une brève présentation de DLF et du Cercle François Seydoux.

Le professeur de français de l’île de Saaremaa a pu accompagner ses élèves avec ses trois jeunes garçons. L’aîné commence à parler le français.

Un autre stage a eu lieu en Argonne, deux Estoniennes et six filles ont travaillé à la restauration de casemates et à celle de bâtiments de bois. Reconstitution de quelques lieux rappelant les durs combats de la Guerre de 14 - 18 dans cette région située à l’est de Sainte – Menehould et un peu au nord des Islettes et de Clermont en Argonne. Les jeunes ont pu aller visiter Reims et même voir ou participer à un petit bal du 14 juillet.

Un troisième stage a eu lieu à Rodemack. Rodemack est à quinze – vingt kilomètres de Thionville et à la frontière luxembourgeoise. C’est un très joli village avec lavoir couvert, château, jardin du Moyen Age, nombreuses maisons du XVII° siècle. Nos Estoniens ont travaillé à la restauration d’un mur et au dégagement d’abords du château. Avec excursion à Luxembourg. Trois d’entre eux ont aussi participé à un stage organisé dans un autre lieu dont le nom m’échappe.

Nous étions allés voir les personnes qui accueilleraient nos jeunes et avions, à juste titre, été très agréablement et favorablement impressionnés.

Quelques personnes ont eu la délicatesse de nous faire parvenir une participation aux frais . Quelles en soient vivement remerciées ! Pour le reste, toute l’intendance a été mise sur pied par le Dr Marie – Laure Lagardère. Son appartement a été transformé à plusieurs reprises en dortoir, salle à manger etc. Point de transit, d’arrivée en France et de départ…Il a fallu prendre les billets d’avion et de chemin de fer très tôt pour les avoir à bon prix. Les billets d’avion étaient à la charge des Estoniens. Tout le reste à la nôtre. Comme il y avait des mineurs, il a fallu faire un tas de démarches, avoir des certificats médicaux et pour l’une des Estoniennes un visa qu’elle n’a eu que la veille du départ. Imaginez la paperasse ! Heureusement nous étions allés le Dr Lagardère, quelques amis et moi faire une petite semaine française à Kuressaare, capitale de l’île de Saaremaa en mars dernier. Tout le reste à la nôtre. A Rodemack, comme en Argonne, personnes privées et institutions se sont montrées très généreuses. Je tiens à les remercier ici publiquement.

Une des étudiantes venues l’année dernière, mordue par la langue française – elle se débrouille bien – mais veut se spécialiser compte venir pour un an en France afin d’approfondir sa connaissance de la langue. Une de ses amies veut en faire autant. Un garçon venu en Argonne, si mes souvenirs sont bons, s’est débrouillé tout seul et est venu passer un an dans un établissement scolaire français.

Les deux associations jumelles, parallèles et amies vont donc prendre le relais et elles seront aptes à recevoir des subventions. Des stages sont encore prévus pour cet été, mais ces associations prennent le relais. Un stage auquel participeront deux Français aura lieu cette fois en Estonie en un lieu « historique » de l’île de Saaremaa (sur la presqu’île au sud de l’île).

Bref, le petit train franco-estonien semble sur les rails...

Maintenant, il semble que la rencontre franco-allemande organisée par le Cercle François Seydoux à Chinon fin août 2004 doive aussi porter des fruits européens, mais ce n’est pas à moi d’en parler ici.

Je vous remercie de votre attention !
Jacques Dhaussy
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