Défense de la langue française   
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Nous dénonçons avec suffisamment de vigueur les sociétés
qui nous abreuvent de slogans en anglais pour ne pas ménager
nos félicitations à celles qui utilisent correctement le français.
N° 249 (3e trimestre 2013)
  • La ville de Lyon nous offre un nouveau motif de déception (voir l’épisode Lyon Airports, DLF, no 232, p. 59). La promotion de la ville est orchestrée par Aderly (Agence pour le développement de la région lyonnaise). Après avoir adopté des messages utilisant les adjectifs anglais en -ly (lively, tastefully...) dans ses slogans ou messages, elle a intitulé sa prochaine campagne « Addicted to Lyon » ! Nous conseillons aux dirigeants d’Aderly de sous-titrer le nom de l’agence avec la mention English addicted1 !

  • La SNCF a lancé en interne une opération de recherche des wagons égarés, avec prime à la clé pour les cheminots qui en retrouvent un. Le nom donné à cette opération est « WANTED : à la recherche des wagons perdus ». On ne dit pas si la recherche se fait à cheval et coiffé d’un chapeau à large bord ! Cela compléterait le ridicule de cette « américanomania ».

  • Un nouveau service, inspiré de ce qui se fait déjà à l’étranger, est proposé aux visiteurs de certaines grandes villes. Des bénévoles les guident et commentent les sites et bâtiments d’intérêt touristique. Le manque d’imagination des promoteurs de ce service leur a fait adopter tout cru le terme utilisé ailleurs : « Greeter » ! Voulaient-ils dire hôte, accompagnateur, guide bénévole... ? Ils auraient pu se creuser un peu les méninges.

  • Le 24 avril, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et sa collègue Michèle Delaunay, chargée des Personnes âgées, lançaient en grande pompe la filière industrielle « Silver Economy»2. Ces deux ministres n’avaient sans doute pas encore lu la circulaire du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, relative à l’emploi de la langue française, signée le même jour. En particulier, ils auraient pu méditer sur le passage suivant : « On ne saurait défendre ou promouvoir le français hors de nos frontières sans en favoriser l’usage dans notre pays lui-même, à commencer par l’ensemble des représentants de l’État. » Nous pouvons ajouter qu’on ne saurait encourager le patriotisme économique, cher à M. Montebourg, en blessant le patriotisme linguistique.

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