Défense de la langue française   
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Nous dénonçons avec suffisamment de vigueur les sociétés
qui nous abreuvent de slogans en anglais pour ne pas ménager
nos félicitations à celles qui utilisent correctement le français.
N° 262 (4e trimestre 2016)
  • Le nom de Saint- Germain-en-Laye évoque pour tous les Français une ville royale, riche d’un patrimoine historique et architectural dont nous sommes fiers. Cela ne semble pas toucher tous les mercantis qui profitent de sa notoriété pour prospérer. Pour implanter leurs affaires, ils dédaignent notre langue au profit de la lingua franca du « business », espérant sans doute attirer une clientèle internationale. Ils font certainement un mauvais calcul. Les étrangers qui visitent Saint-Germain-en-Laye ne sont pas les visiteurs de Disneyland. Ils viennent à la découverte de la culture, de l’histoire et du patrimoine français. Nous pouvons douter qu’ils apprécient d’être accueillis dans un restaurant qui se baptise dans la langue de McDo et de Coca-Cola. D’ailleurs, on peut craindre que le mauvais goût linguistique de ces gargotiers ne se retrouve dans les casseroles...

  • La Renaissance française est une institution créée en 1915 par Raymond Poincaré pour le « rayonnement de la langue française, de la culture française et francophone ». Le Figaro du 3 juillet 2016 nous apprend qu’elle a projeté d’organiser, en décembre, un colloque à Thessalonique, sur les écrivains francophones des Balkans et la Grande Guerre. Sollicité, l’ambassadeur de France en Grèce, Christophe Chantepy, a répondu aux organisateurs : « En quoi voulez-vous que cela intéresse la France ? » Parole maladroite ou dédain réel ? Voilà une réponse indigne d’un haut fonctionnaire qui a pour mission de représenter la France et de la promouvoir à l’étranger.

  • L’École supérieure de commerce de Dijon vient de changer de nom. Elle s’appelle désormais la « Burgundy school of business ». Elle est, comme indiqué sur son site internet, la « School of Wines & Spirits Business ». La maladie se propage donc ! Nous dénonçons régulièrement l’anglicisation du nom de nos grandes écoles. Les écoles de commerce sont particulièrement friandes de ces appellations américanoïdes qui les déguisent en institution-de-réputation-internationale. Un nom français, c’est tellement pénible à porter ! Le conseil général de la Côted’Or et le conseil régional de Bourgogne figurent parmi les soutiens de cette école. Ont-ils bien mesuré l’affront fait à notre langue et à l’image de leur région ?

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