Défense de la langue française   

DLF, n° 265

LA CONJUGAISON POUR LES NULS De Jean-Joseph Julaud
Éditions First, 2017, 372 pages, 11,95 €
« Oh, je suis nul en maths et encore plus nul en conjugaisons ! » N’avez-vous jamais lâché ces aveux, chers amis, avec une sorte de masochisme résigné, non dépourvu d’un brin de fierté ?
Eh bien, pour ce qui est de la conjugaison, n-i ni, c’est fini ! Grâce à l’auteur de cet indispensable traité de bonne vie et moeurs des verbes de la langue française, vous ne pourrez plus vous vanter d’être nul en conjugaison. Guidé par lui, vous allez faire une merveilleuse balade parmi les temps, les modes, les groupes, vous jonglerez avec le subjonctif et le conditionnel, l’actif et le passif, le présent et le futur, l’impératif et le passé composé. Vous pourrez user à votre guise d’un langage un peu précieux, ou presque cavalier, mais toujours d’une exquise correction. Alors, si vous continuez à vous vautrer dans votre nullitude, c’est que vous l’aurez bien voulu et que votre cas est désespéré. Index des verbes avec référence au verbe modèle ; index des notions. Nicole Vallée

CAHIER DE DICTÉES POUR LES NULS Éditions First, 2017, 166 pages, 12,95 €
Jean-Joseph Julaud est un grand prêtre de la langue française et par amour des petits Français et des étrangers qui ont pour « Objectif zéro fautes » avec une croix sur le s de fautes, il a eu la bonne idée de réunir dans un cahier, qui, en plus épais, rappelle ceux de nos devoirs de vacances, vingt dictées présentant des difficultés variées. Les dictées ne sont pas seules. Elles sont suivies, chacune, de leur corrigé, consultable après avoir fait, sur les pages blanches et lignées aux petits points, tous les exercices amusants, casse-tête, plus ou moins difficiles, mais toujours profitables. Ces dictées ont été données à Paris (Salon du livre), au Clos de Vougeot, à Vannes, etc., car leur auteur les a expérimentées sur place, de Montréal à Nancy. Dans les premières pages du recueil, il donne le mode d’emploi, des « galops d’essai » à l’audition de la dictée lue par lui-même, qui ne manque pas d’humour. La langue française, en ses pages choisies, est un itinéraire où le nul se doit de découvrir sa beauté, sa richesse, son élégance et les plaisirs qu’elle recèle, en se débarrassant de ses obscurités, de ses doutes, de ses lacunes... Bref, une agréable invitation à parcourir les chemins menant à la perfection de l’orthographe, de la grammaire et des conjugaisons.
Jacques Dhaussy

DICTIONNAIRE DES MOTS OUBLIÉS de Gilles Fau
Éditions du Ver Luisant, 2017, 268 pages, illustrées, 23 € (À commander à l’auteur : Le Bourg, 46500 Miers).
Certains dictionnaires éveillent notre mauvaise conscience, tel celui des Mots oubliés, qui nous rappelle que notre vocabulaire se raréfie, en même temps que s’émousse notre curiosité face à la complexité du réel.
L’auteur, fort de son exploration chez ces maîtres que furent les Littré, Larousse, Furetière et tant d’autres pour lesquels la langue est un être vivant, s’empresse de nous rafraîchir la mémoire de A à Z, car chaque mot écrit est une victoire contre la mort. C’est ainsi que nous assistons à la résurrection de l’architriclin et de la zoanthropie, en passant par la chirognomonie, l’onychophagie, la salsicophobie et tant d’autres vocables injustement tombés dans l’obsolescence.
Mais n’allez pas vous contenter de noter vos trouvailles dans un calepin « (étym : de Ambrosio Calepino, rendu célèbre à la Renaissance pour son Dictionnaire polyglotte) ».
En effet, Gillles Fau a concocté quelques exercices destinés à tester notre motivation. Certains sont ludiques et faciles en apparence (combler les trous dans la phrase, retrouver un mot dans une liste, remettre de l’ordre dans un charivari de lettres), tandis que d’autres exigent un réel effort cérébral, comme cet intitulé énigmatique : « À chacun sa marotte », qui laisse la voie libre à nos innocentes petites manies.
Mais c’est le prix à payer, si nous désirons entretenir une conversation coruscante ! Seriez-vous, par exemple, capillabélophile ? ou canivettiste ? claquophile ? ufologiste ? Ces spécialités portent un nom qui pourrait figurer sur votre carte de visite. Et développer de fructueux échanges entre amateurs éclairés.
Mais rassurez-vous, l’auteur a prévu une page de correction des jeux ! Monika Romani

LA FRANCOPHONIE DANS SES MOTS, TOME 1. MOTS EN MÉDITERRANÉE
Éditions Glyphe, « Le français en héritage », 2017, 162 pages, 16 €
Quand un spécialiste en médecine tropicale entend nous faire partager une ample moisson obtenue en sillonnant le monde de la francophonie... il nous entraîne à sa suite dans une promenade culturelle aussi instructive que réjouissante avec le zeste d’humour indispensable. Ainsi, dans « Alger la Blanche », apprenons-nous l’origine de Méditerranée, de Marseille, de la barbarie, de spahi... et de la diplomatie de l’éventail. Puis c’est « Alger, Icosium et le mythe d’Hercule » avec l’explication du mythe cosmogonique, théogonique, anthropogonique... au passage, les neuf Muses, les échelles puniques... « Alger, Nice et la Sublime Porte... en 1543 ». Voici le vizir, les ottomans, le sultan, le bey, le pacha, l’amiral... François Ier et Soliman le Magnifique... « Malte dans ses oeuvres » de la Préhistoire à l’Ordre : du mot phénicien signifiant « refuge » aux Néréides, à Géraud, aux mamelouks, à l’ordre et à la francophonie... « Promenade toponymique en Périgord » de la Gaule à l’Occitanie en venant de Celtie. Petrocors devenu Périgueux, Walha, Gaulois, Valaque, Welche, Wallon ; kar + onna aboutit à Garonne ; Lugdunum et son vieux forum, à Lyon et Fourvière ; salha à saule, Salse, Saussines, Salesse. « De Tyr à Carthage » et « Liban : de la France mandatée à la Francophonie ». Deux décennies dans une histoire trimillénaire ne vous laisseront pas sur votre faim de révélations surprenantes... Bibliographie. Nicole Vallée

LES DIFFICULTÉS DE L’ORTHOGRAPHE, VOL. I ET II
LA PONCTUATION. HISTOIRE ET BON USAGE
LA PHRASE DANS TOUS SES ÉTATS

de Roland Eluerd
Éditions Garnier - Le Monde, 2017, 96 pages, 6,90 €
À son tour, Le Monde s’est mis à publier aux éditions Garnier des « petits guides de la langue française » sous le parrainage d’Erik Orsenna, de l’Académie française, qui a accepté « avec enthousiasme » de patronner cette nouvelle collection. « Il s’agit, écrit-il, d’une bataille contre le gâchis, contre l’oubli de nos richesses, contre l’assèchement de nos sources. » Docteur ès Lettres, membre de la Société de linguistique de Paris, successeur du professeur Alain Guillermou à la présidence de la Biennale de la langue française de 1995 à 2016, Roland Eluerd a déjà contribué à trois reprises à cette belle oeuvre (voir les titres ci-dessus) de transmission des vertus de notre langue et de son bon usage : ouvrages élégants, clairs, nets, précis et illustrés avec drôlerie, ce qui ne gâte rien. Jacques Dhaussy

LES NUANCES DE LA LANGUE FRANÇAISE, OU L’ART DE CHOISIR LE MOT JUSTE de Jean-Loup Chiflet
Le Figaro littéraire, « Mots et cætera », 2017, 136 pages, 12,90 €
Trouver le mot juste... que voilà une étrange préoccupation à une époque où l’on n’en a guère l’envie ni le loisir, ni surtout le temps. Je parle comme je cause et comprenne qui pourra. C’est déjà bien beau que je ne me contente pas de brandir mon portable avec son SMS... alors, ce cher Jean-Loup me la baille belle avec ses « subtiles nuances ». Il y a tout de même des différences que je connaissais depuis longtemps : gourmand et gourmet ; antiquaire et brocanteur; pin et sapin; balade et ballade... Mais vraiment un boulevard ce n’est pas une avenue ? Ma tisane et mon infusion du soir, ce n’est pas du pareil au même? Ni une corbeille et un panier ? L’éthique et la déontologie ? Et ainsi de suite... Merci, Jean-Loup, grâce à vous, je ne m’abandonnerai plus à ces confusions intempestives ! Et la dernière : Irez-vous dans l’Au-delà sous forme de séraphin ou de chérubin? Nombreuses citations bien choisies. Index. Nicole Vallée

LE DÉFI DE L’ÉCRITURE de Maurice Bonnet, préface de Michel Mourlet
Via Romana, 2017, 184 pages, 10 €
Spécialiste de la communication et des questions de presse, Maurice Bonnet nous offre dans ce recueil trois méditations sur la parole, l’écriture et la lecture. Si le rire est le propre de l’homme, il n’a pas échappé à Rabelais que la parole n’est pas étrangère au comique, et s’il a écrit, c’est que verba volant. La parole doit être fixée par l’écriture pour poursuivre son existence par la lecture. Tout se tient. La filiation de la parole à l’écrit est évidente. Il est aussi clair qu’on n’écrit pas comme l’on parle, « même quand on prétend le faire ». « L’écriture est un chantier où l’on peine plus ou moins, quelquefois une souffrance traversée par quelques bonheurs. » L’écriture s’annexe tous les domaines, de la poésie au roman en passant par la thèse de doctorat ou l’étude historique. S’il y a variété de lectures, distractions, études, etc., il en est de même pour l’écriture, qui peut comporter un aspect auto-thérapeutique : « Écriture-défouloir et écriture-compensation qui font sortir de l’imaginaire tous les objets de frustration. » La lecture nous extrait de nos préoccupations et peut nous conduire à l’émerveillement, à l’enchantement. L’écrivain, il y en a mille sortes, demeure « le Seigneur des mots », une bibliothèque, une caverne offrant mille promesses, et ce petit essai est un remarquable guide pour mettre nos idées en ordre. Avec la joie et la fierté d’aimer notre littérature. Jacques Dhaussy

99 NOUVEAUX DESSINS POUR NE PLUS FAIRE DE FAUTES de Sandrine Campese
Les Éditions de l’Opportun, 2016, 220 pages, 9,90 €
Passionnée d’orthographe, Sandrine Campese récidive. Avec Isabelle Fregevu-Claracq, auteur des illustrations, elle s’affirme encore dans son procédé « mnémographique ». Les « trucs » pour fixer les mots dans la mémoire ne manquent pas. On sait que nourrir et nourriture prennent deux r parce qu’on prend deux repas par jour et que mourir n’en prend qu’un parce qu’on ne meurt qu’une fois. Texte explicatif page de gauche, dessin, page de droite. Appeler le regard et l’attention sur un détail est un bon moyen pour « faire entrer » définitivement la bonne orthographe dans une cervelle rétive. Des exemples ? Dans le mot couramment plus de doute, c’est un A, figuré par une prise de courant ; la tranquillité est symbolisée par un fauteuil dont les accoudoirs se métamorphosent en deux L... On trouvera dans les textes une foule de remarques et de détails précieux. Contrairement à l’allure que lui donne son e final, apogée est bien un nom masculin et comme Apollon, Apollinaire ne prend qu’un p et deux L bien utiles au poète. Jacques Dhaussy

DICTIONNAIRE DES ANIMAUX DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE : HÔTES DE LA TERRE textes réunis par Guy Lavorel, Claude Lachet et Corinne Füg-Pierreville
Honoré Champion, « Champion les dictionnaires », 2016, 596 pages, 32 €
La littérature française est riche de ses animaux, et ce superbe dictionnaire illustré manifeste l’intégration réussie de la nature au coeur de la culture. Aucun des « hôtes de la terre » n’y est oublié : celui qui est à peine visible à l’oeil nu, le ciron, parasite xylophage que Pascal nomme « raccourci d’atome » ; du minuscule puceron aux féroces lions et léopards, l’arche de Noé est au complet, sans omettre le monde fantastique des centaures et des dragons. Mais il semble que, tout en écrivant sur ceux, sauvages ou domestiqués, qui ne possèdent pas le langage, les auteurs ont tous fait acte d’anthropocentrisme. Ainsi, les fables sont-elles le miroir de notre histoire, moutons et agneaux symboles d’innocence et de soumission face aux prédateurs cruels ; et La Fontaine illustre l’adage selon lequel « la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Le rat, métaphore de la misère, pullule dans les descriptions de Victor Hugo, Balzac, Zola, dans les champs de bataille de Céline et de Julien Gracq. Fléau porteur de mort, c’est aussi un rat de bibliothèque ou antithèse de l’intellectuel, décrit par Sartre dans La Nausée. Le bestiaire des écrivains ne serait-il que prétexte détourné à diriger la lumière sur nous-mêmes ? Tel le Rhinocéros de Ionesco, illustration des dangers du discours totalitaire qui contamine la ville entière. Ou encore le dragon, monstre terrifiant qui s’impose dans notre imaginaire. Parce qu’elles ne sont pas dotées de la parole, nos bêtes sont le mystère absolu. Et Baudelaire contemple un chat qui serait peut-être « une fée, un dieu ». Seul le poète sait élever l’animal au-delà de notre condition trop humaine. Monika Romani

GUIDE DE SURVIE ORTHOGRAPHIQUE de Jean-Baptiste Frossard
PUF, 2016, 160 pages, 9 €
Il y a des auteurs que rien ne décourage : consacrer tant de sagacité, de savoir, d’humour à ce parcours aussi efficace que ludique à travers l’orthographe et ses pièges, avec le ferme espoir d’être lu, compris, apprécié, il fallait l’oser... Vous allez tout (re)trouver ici de ce qui vous manque cruellement : de l’accord des participes aux affreux anglicismes, des conjugaisons délicates aux erreurs de sens. Vous aurez des textes fautifs à corriger, des astuces pour mettre en place des automatismes imparables, des textes élaborés pour vous enseigner à vous corriger instinctivement. N’oubliez pas les encadrés sur l’histoire de notre langue et ses incontestables bizarreries. Et en épilogue, sachez ce que vous ne devez plus jamais dire : « C’est de cela dont il s’agit », si abondamment utilisé dans nos médias. Index. Nicole Vallée

Signalons aussi :
    - PETIT DICTIONNAIRE INSOLITE DES MOTS RÉGIONAUX, de Loïc Depecker (Larousse, 2017, 320 p., 9,95 €).
    - 10 RÈGLES DE FRANÇAIS POUR FAIRE 99 % DE FAUTES EN MOINS, de Jean-Joseph Julaud (Éditions First, 2017, 224 p., 16,95 €).
    - DICTIONNAIRE DE L’ARGOT-BAILLE, de Joseph de Miribel, préface de l’amiral Pierre-François Forissier, avant-propos de Jean Pruvost, illustrations de Max Moulin, Éric Vicaire, Alain Besnault, Pierre-Antoine Rousseau (Naturalia Publications, 2017, 368 p., 30 €).
    - LA PONCTUATION FRANÇAISE. RÈGLES, USAGES ET PLAISIR DU TEXTE, de Roland Eluerd (Éditions Garnier, 2017, 160 p., 19,50 €).
    - Aux Éditions Garnier, « Les Petits Guides de la langue française, Le Monde », 2017, 6,90 €.
  • MOTS, EXPRESSIONS ET PROVERBES OUBLIÉS, de Jean Pruvost et Mélanie Mettra (92 p.).
  • DES MOTS ET LEURS FONCTIONS. NOMS, PRONOMS, DÉTERMINANTS, ADJECTIFS ET ADVERBES, de Roland Eluerd (92 p.).
  • LA LANGUE DES SIGNES FRANÇAISE, d’Olivier Marchal, dessins de Thomas Tessier (96 p.).
  • * * *
    - CITATIONS POLITIQUES EXPLIQUÉES, de Yann Caudal (Éditions du Chêne, « Les subtilités du français », 2017, 96 p., 4,90 €).
    - FIGURES STYLÉES. LES FIGURES DE STYLE REVISITÉES PAR LES ÉLÈVES ET EXPLIQUÉES PAR LEURS PROFS, de Mathilde Levesque (Éditions First, 2017, 208 p., 12,95 €).
    - EXPRESSIONS HUMORISTIQUES EXPLIQUÉES, de Dominique Foufelle (Chêne, 2017, 96 p., 4,90 €).
    - ...ET LE MONDE PARLERA FRANÇAIS, de Roger Pilhion et Marie-Laure Poletti (Iggybook, 2017, 450 p., 18 €, liseuse, 4,99 €),
    - LES MOTS. ORIGINE, FORMATION, SENS, de Danièle Dumarest et Marie-Hélène Morsel (PUG, 2017, 256 p., 22 €).
    - LE VOCABULAIRE DES FABLES DE LA FONTAINE, de Pascal Tonazzi (Berg International, « Dédales », 2017, 214 p., 20 €).
    - Chez Larousse, « Anti-fautes », 2017 :
  • L'ANTI-FAUTES D'ORTHOGRAPHE (816 p., 4,50 €).
  • L'ANTI-FAUTES DE CONJUGAISON (288 p., 4 €).
Nos adhérents publient
  • L’Étude du paria, brebis galeuse ou enfant prodige, ouvrage de Marcienne Martin (L’Harmattan, 2015, 188 p., 19,50 €, version numérique 14,44 €) a été traduit en anglais (Cambridge Scholars Publishing, 2017).
  • Jean-Claude Amboise a écrit un article sur le Concours Eurovision de la chanson 2017, dans le numéro de juin de LCFF (Langue et cultures françaises et francophones).
  • Dans Le Nénuphar (n° 87), Christian Watine revient longuement sur les accords du participe passé.
  • À travers son grand article sur le « 200e anniversaire de la naissance de Pierre Larousse et le 50e du Petit Robert », dans L’Écrivain combattant
    (n° 136), Jacques Dhaussy parle, en citant DLF, de notre vice-président Jean Pruvost.
  • Christian Massé annonce la sortie de son livre Flaure, peintre du figuratif, artiste en devenir (Les Dossiers d’Aquitaine ; souscription 25 € au lieu de 30 €) pour ce beau livre d’art. S’adresser à masse.christ333@gmail.com.
  • André Cherpillod (Dico d’or 1998) vient de publier Fleurs de rhétorique – figures d’élocution, de diction..., de style, de mots (Éditions La Blanchetière, 2017, 40 p., 3 €, à commander à l’auteur 72320 Courgenard).
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