Défense de la langue française   
Faire-part de naissance
--------------------------------------------------------------------------------------------
Connaître plusieurs langues, les pratiquer, les apprécier, permet de mieux connaître, de mieux pratiquer et de mieux apprécier sa langue maternelle. Comme l’invasion incongrue d’anglicismes dénature souvent de nos jours notre français et que les soi-disant anglophones de notre pays sèment leurs incongruités un peu partout, il est souhaitable qu’une autre langue que l’anglais soit largement enseignée en France. C’est pourquoi Défense de la langue française a le plaisir de vous annoncer la naissance d’un nouveau cercle : le Cercle franco-allemand Goethe. Il se réunit tous les quinze jours au 222 avenue de Versailles. Pendant deux heures on n’y parle que l’allemand, en se permettant des rapprochements avec la langue française, quand le sujet s’y prête. Cela nous permet d’affiner à la fois la connaissance de notre langue maternelle et celle d’une langue étrangère, en l’occurrence l’allemand.

Les activités culturelles allemandes de Paris y sont évoquées, ainsi que les sujets d’actualité concernant la France et l’Allemagne. Bien entendu, des films, expositions et concerts, voire des pièces de théâtre allemands font à l’occasion l’objet de nos discussions. Et nous n’hésitons pas à inviter des journalistes allemands du magazine Paris-Berlin (tel Ulrich Schönheber ou Philipp Herzog) ou encore des auteurs de livres sur la France comme Barbara Käppler.

Ce n’est pas tout à fait une nouveauté, car notre association est depuis plusieurs années en relation étroite avec la Verein Deutsche Sprache, dont les instances berlinoises sont présidées par le Dr Kurt Gawlitta. M. Lalanne-Berdouticq a beaucoup oeuvré pour ce rapprochement. Vous avez souvent lu des articles à ce sujet dans notre revue.

Nous espérons que ce nouveau cercle va renforcer l’espoir de plurilinguisme en Europe. Les langues des différents pays y sont encore bien vivantes. Il ne faudrait pas qu’une langue unique les tue, ni que le franglais, ou le Denglisch pour les Allemands, continue à les contaminer sans susciter la résistance de nos langues nationales. Notre cercle franco-allemand est, pensons-nous, un exemple à encourager et à suivre.

Françoise de Oliveira
• Siège administratif : 222, avenue de Versailles 75016 Paris •