Défense de la langue française   

Corrigés de l'année 2013

I. Complétez les mots suivants à l’aide des lettres c, ç, s, sc, ss ou t : familières ou argotiques. Les connaissez-vous ?
1. balançoire
2.cité
3. conscience
4. émission
5. faisceau
6. gerçure
7. obsession
8. répercussion
9. saucisson
10. superstition
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II. Dans le texte suivant, remplacez les adjectifs soulignés par des adjectifs de même sens se terminant par ide :
Le voyageur audacieux intrépide s’était engagé seul sur la piste, exposé au soleil brûlant torride. Il s’appuyait sur un bâton bien robuste solide. Sa chemise mouillée humide lui collait au dos. Il rêvait du moment où, au prochain village, il boirait l’eau claire limpide de la fontaine.
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III. Complétez avec le verbe indiqué entre parenthèses à la forme verbale qui s’impose :
1. (pouvoir) On veille à ce que le prisonnier ne puisse s’évader.
2. (oublier) Notez ce rendez-vous, de crainte que vous ne l’oubliiez.
3. (manquer) Notre tante nous redira l’heure du train afin que nous ne le manquions pas.
4. (partir) Tout rentra dans l’ordre après qu’elle fut partie.
5. (faire) Il demande que vous fassiez moins de bruit.
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IV. Trouvez le nom du médecin spécialiste qui soigne (Ex. : les rhumatismes --> le rhumatologue) :
1. le coeur -->le cardiologue
2. la peau -->le dermatologue
3. les poumons -->le pneumologue
4. les enfants -->le pédiatre
5. les nerfs -->le neurologue
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V. Mettez les phrases suivantes au futur, au passé composé et au conditionnel présent :
(Ex. : Je travaille beaucoup.  Je travaillerai, j’ai travaillé, je travaillerais beaucoup.)

1. J’écris --> J’écrirai, j’ai écrit, j’écrirais une lettre.
2. Puis-je --> Pourrai-je, ai-je pu, pourrais-je t’aider ?
3. Je peins --> Je peindrai, j’ai peint, je peindrais ma chambre.
4. Je recouds --> Je recoudrai, j’ai recousu, je recoudrais mon ourlet.
5. Je cours --> Je courrai, j’ai couru, je courrais vite.
6. Je descends --> Je descendrai, je suis descendu(e), je descendrais du train.
7. Je dors --> Je dormirai, j’ai dormi, je dormirais longtemps.
8. Je ne vais pas --> Je n’irai pas, je ne suis pas allé(e), je n’irais pas au collège.
9. Chanté-je --> Chanterai-je, ai-je chanté, chanterais-je assez fort ?
10. Je cueille --> Je cueillerai, j’ai cueilli, je cueillerais des cerises.
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VI. Transcrivez en français correct le mot kelk trouvé dans un message que vous avez reçu en texto :
1. Laisse-moi quelque temps pour réfléchir.
2. J’ai encore quelques doutes sur la question.
3. quels que soient tes soucis actuels, tu réussiras.
4. Il reste quelques champignons dans les bois.
5. Dans quelque vingt ans, ce glacier aura fondu.
6. Nous achèterons ce livre, quel que soit le prix que vous en demandiez.
7. Il était toujours prêt à partir, quelle que fût l’heure.
8. Il nous reste encore quelque trois kilomètres à parcourir.
9. Maintenant, tu dois nous dire la vérité, quelles que soient les conséquences de cette révélation.
10. En quelque sorte, tu ne sais rien ?
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VII. Remplacez la subordonnée par un groupe nominal de même sens (Ex. : Il est sorti de la mine avant que la galerie ne s’effondre.  Il est sorti de la mine avant l’effondrement de la galerie.) :
1. Tout était déjà en place avant qu’il ne fût arrivé.
Tout était déjà en place avant son arrivée.
2. Mes amis sont heureux que je revienne.
Mes amis sont heureux de mon retour.
3. L’instituteur espère que ses élèves réussiront les examens.
L’instituteur espère la réussite de ses élèves aux examens.
4. Les techniciens redoutent que le barrage ne se rompe au prochain orage.
Les techniciens redoutent la rupture du barrage.
5. Je crains que notre équipe ne soit à nouveau battue.
Je crains une nouvelle défaite de notre équipe.
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VIII. Pour chaque phrase, les mots ont été mélangés. Retrouvez la phrase d’origine (Ex. : soi-même – commence – charité – bien – par – ordonnée --> Charité bien ordonnée commence par soi-même.) :
1. est – jamais – trop – pour – on – s’instruire – n’ – âgé (Benjamin Franklin.)
On n'est jamais trop agé pour s'instruire. -->(2 points)

2. ami – bon – ce – de – grandeurs – les – monde – ne – pas – toutes – un – valent (Voltaire.)
Toutes les grandeurs de ce monde ne valent pas un bon ami. --> (3 points)
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IX. Culture générale – Rayez l’intrus (Ex. : pervenche, pomme, géranium, oeillet. Vous découvrez là un groupe de trois fleurs. La pomme est l’intrus. Rayez-la.) :
1. Louis XIV, François 1er, Henri IV, Napoléon III. (empereur)
2. Nom, article, conjonction, adjectif. (invariable)
3. La Loire, la Seine, la Marne, la Garonne. (rivière)
4. Corneille, Balzac, Zola, Flaubert. (théatre)
5. Mars, Jupiter, Vénus, la Grande Ourse. (constellation)
1. Mâchicoulis, abside, nef, déambulatoire. (château fort)
2. Renoir, Rodin, Monet, Corot. (sculpteur)
3. Corse, Rhodes, Madère, Sardaigne. (Atlantique)
4. Schubert, Beethoven, Berlioz, Schumann. (français)
5. Harpe, piano, contrebasse, flûte. (instrument à vent)
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X. Francophonie : Complétez le texte ci-dessous à l’aide des « dix mots semés au loin » choisis cette année par le ministère de la Culture – atelier, bouquet, cachet, coup de foudre, équipe, protéger, savoir-faire, unique, vis-à-vis, voilà :
Malgré tout son savoir-faire, l’équipe perdait. Jacques sortit tristement de son atelier, boutonna son manteau pour se protéger du froid et monta dans l’autobus presque vide. Il s’assit juste en face de l’ unique passagère... Charmant vis-à-vis ! Celle-ci, un bouquet de fleurs au cachet rustique sur les genoux, lui sourit. Ce fut le coup de foudre. Voilà comme on passe du désespoir au bonheur !
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XI. Expression écrite (20 lignes environ) : Vous êtes journaliste et l’on vous demande de rencontrer une personnalité célèbre de votre choix. Rédigez l’article qui résumera cet entretien. N’oubliez pas de lui donner un titre.
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Voici l’une des meilleures rédactions.
Petite leçon d’optimisme de la part d’un grand marin !

Ce matin, je suis allé chez un être d’exception, un homme qui a décidé de réaliser ses rêves. Cet homme, c’est un marin, c’est Michel Desjoyeaux, seul vainqueur du Vendée-Globe, cette course mythique que l’on surnomme l’Everest des mers et qui envoie autour du monde des marins en solitaires, prêts à braver l’immensité des flots. Il m’accueillit avec gentillesse dans sa vieille bâtisse bretonne. Après une courte conversation sur ma vie personnelle, il décida de me parler de sa passion, la voile. Il me confia que, depuis son enfance, il était attiré par la navigation. La mer, me dit-il, était son terrain de jeu, sa vie et sa maison. L’océan et son immensité l’attiraient dans ce monde rationnel ; il m’affirma que l’océan était pour lui le seul lieu où l’homme pouvait s’oublier, rêver et contempler le spectacle de la création. Nous en vînmes à aborder ce qu’il qualifiait comme le rêve de sa vie, le Vendée-Globe. S’il avait fait cette course mythique, c’était pour quitter le monde dans lequel nous vivons, et ses limites, pour pouvoir se dépasser et plonger son regard dans l’éternité. La solitude de la mer le faisait rêver et réfléchir à la comédie qu’est notre monde, la comédie humaine, comme le disait Balzac. Il avait gagné cette course à deux reprises, mais ce qui comptait le plus pour lui, c’était d’avoir surpassé ses limites et d’avoir réalisé le rêve de sa vie.

Avant que je le quitte, il tint à me dire que chacun pouvait réaliser le rêve de sa vie, qu’il fallait juste de la volonté ! Chers lecteurs, n’oubliez pas cette phrase !

Hadrien B.
du collège La Rochefoucauld (Paris-7e)
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