Défense de la langue française   

Enseignement des langues anciennes

Question écrite n° 06576 de Mme Gisèle Printz
publiée dans le JO Sénat
du 11/12/2008
Mme Gisèle Printz attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conséquences de la réforme de la classe de seconde sur l'enseignement du latin et du grec.
À l'heure actuelle 465 000 élèves, collégiens et lycéens des filières L et surtout S et ES étudient le latin et le grec. Cet enseignement favorise la rigueur, l'exigence et l'effort, et permet à ces élèves de mieux appréhender la langue française par l'étude de la syntaxe et la maîtrise du vocabulaire.
En outre, l'étude des langues et cultures de l'Antiquité offre aux élèves la possibilité de s'approprier le patrimoine culturel européen. De la renaissance au XXIème siècle, en Europe, les écrivains, les philosophes, les politiques font référence à Homère, Socrate, Platon et Virgile, Tacite et Aristote…
Or, la réforme interdit de facto aux élèves des filières scientifiques de choisir des langues anciennes en établissant une concurrence entre les modules « Sciences » et « Humanité », en offrant dans les modules un enseignement renforcé des matières de tronc commun.
Loin de supprimer les filières, la réforme les renforce en marginalisant encore d'avantage la filière littéraire sans présenter les débouchés qu'elle offre. Enfin, la réforme remet en question la continuité d'enseignement du latin et du grec entre le collège et le lycée.
C'est pourquoi, elle lui demande d'agir dans la concertation et de veiller à ce que l'enseignement des langues anciennes ne soit pas le parent pauvre d'une réforme manifestement orientée vers une rentabilité immédiate des savoirs.

En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale

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