Défense de la langue française   

coopération, développement et francophonie
langue française, défense et usage, Air France

65900. - 24 mai 2005. M. Christian Philip attire l'attention de M. le ministre délégué à la coopération, au développement et à la francophonie sur la nouvelle appellation du programme de fidélisation de la compagnie Air France baptisé « Flying Blue ». Si notre pays peut être fier qu'Air France soit une compagnie d'importance mondiale, elle n'en demeure pas moins une entreprise française qui se doit de respecter la législation française en vigueur sur l'usage de la langue française. Participant du rayonnement de notre pays à travers le monde, il voit dans ce précédent inquiétant une étape vers une nouvelle appellation de notre compagnie aérienne nationale qui pourrait prendre le nom demain de « French Airlines ». Il lui demande donc d'inciter cette compagnie à mettre en place pour ces différents programmes une double dénomination en français et en anglais.

Réponse : 23/08/2005
L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention de la ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie sur l'utilisation, par la compagnie Air France, d'une dénomination étrangère pour désigner un nouveau programme de fidélité ouvert à sa clientèle. Selon les informations disponibles, le lancement du programme « Flying Blue », auquel les titulaires du programme Fréquence Plus ont désormais accès automatiquement, résulte d'accords passés par Air France et KLM avec 36 autres compagnies aériennes partenaires. La réglementation nationale fait du français la langue obligatoire pour les annonces aux passagers, l'émission de cartes d'accès à bord destinées aux vols intérieurs et la diffusion d'informations concernant la sécurité des passagers : aussi le ministère de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire et de la mer (direction générale de l'aviation civile), le ministère de la culture et de la communication (délégation générale à la langue française et aux langues de France) et le ministère des affaires étrangères interviennent-ils auprès des compagnies responsables chaque fois qu'ils ont connaissance de manquements, dans de tels domaines, à la législation française en vigueur sur l'usage de notre langue. En revanche, cette législation ne permet pas d'imposer le français en matière de désignation d'un service commercial, a fortiori quand la compagnie concernée peut se prévaloir des nécessités de ses activités internationales. Toutefois, s'agissant de notre compagnie aérienne nationale, symbole de notre pays aux yeux du monde entier, il est regrettable qu'une dénomination étrangère ait été retenue pour le nouveau service proposé alors que l'aéronautique est un domaine où la France se distingue par un haut niveau de technologie et de savoir-faire.

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